The 1975 reviennent à l’Olympia pour un show haut en couleurs !

Ce jeudi 31 mars, nous assistions au concert de The 1975 à l’Olympia, dans une salle survoltée et des fans toujours plus loin dans le taquet.

The 1975 est un groupe anglais de rock indie-alternatif, échevelé, au frontman atypique et complètement sheper, au public toujours al. Ouais AL. Ils sont tellement al, ils ont tellement de game, ils chantent tellement fort les morceaux du groupe que le Matthew Healy, chanteur à temps plein et guitariste à temps perdus, peut se permettre de ne pas finir des refrains ou quoi, la salle s’en fout puisque toute une chacune chante à tue-tête.

Et ce concert de l’Olympia, une de nos salles préférées pour son sol ventilé et rebondissant, ne manqua pas à la règle. Si c’est la seconde fois que nous voyons Matthew, Adam Hann à la guitare, Ross MacDonald à la basse, et George Daniel à la batterie, c’est la première fois que The 1975 interprètent les chansons de leur nouvel album à Paris. Et si vous pensez que ça arrêterait n’importe quel 1975er de s’époumoner sur les titres de ‘I like it when you sleep, for you are so beautiful yet so unaware of it’ (titre aussi long que ceux des Fall Out Boy, je sais), think again !

Sorti le 26 février 2016, l’album sophomore tant attendu des quatre musiciens est d’or-et-déjà acclamé par le public. Bien qu’on ne soit pas là pour une review album, je dirai que si l’album éponyme était funk-indie-poppé, celui-ci trouve son essor dans la mélancolie affichée des morceaux plus posés, des balades plus baladées et des riffs (non pas plus riffé, ça va) de guitare encore plus années 80, avec une basse quelque peu plus ténue, au profit des synthés et saxo (80 on vous a dit).
Si les derniers propos tenus par Healy sur Taylor Swift m’ont tapé sur le système (Google it), les polémiques sur la personne n’enlève en rien au génie du groupe et à la profondeur de ses paroles.
Sans parler du scandale affiché sur scène quand ce monsieur (à bottine à talon vachement belle que vous pourrez retrouvez chez Zara surement) vient tenter de se dandiner sur scène alors qu’il a largement un coup ou deux ou trois dans le pif.

Et malgré son état d’ébriété, le frontman de The 1975 et son équipe nous offre un show d’1h30 où ils assurent, avec une des plus belles scénographie qu’on a vu à ce jour, et des solos de saxo dans une grosse ambiance Acceptable in the 80’s pour la joie la plus totale de son public.

Le groupe enchaine avec plaisir beaucoup de leurs nouveaux et quelques anciens quand même, entrecoupé de blablattage sympas et bienvenus (genre « rangez vos téléphone pendant 10 mins et profitons de ce moment ensemble sans téléphone interposé » tu penses bien que certains n’ont pas obtempéré mais Healy était en mode « I seeeee youuuu ») de Matt et d’une petite gorgée de vin, pour un concert harmonieux, entre danses, balades et exaltation (mais toujours avec un public en délire qui scande les chansons mieux qu’un lycéen en manif).

Perso j’étais venue pour ‘Somebody Else‘ en priorité parce que voilà je suis grave fan tahu, et que leur style balade-80 me plait accessoirement beaucoup, mais je suis repartie avec plein de cooltitude dans les oreilles, contente d’avoir entendu en live certaines chansons du précédent album comme Girls ou Chocolate.

La première partie ? The Japanese House. Cool, mais pas spécialement my cup of tea en live mais très cool en studio, je trouve malheureusement qu’il y a trop d’effet sur une voix somme toute très sympa, mais de beau riffs de guitare,  bien que j’aime autant ne pas entendre des voix artificielles, je laisse ça à Imogen Heap, qui le fait très bien.

Avant la galerie, on va parler de l’instant Kartofell. Enfin LES instants Kartofells. Y avait beaucoup de pommes de terre à ce concert mais le top c’était :
– la frontwoman de The Japanese House qui joue sur une guitare retournée, en mode gaucher mais avec une guitare de droitier. Exactement à la Jimi Hendrix, sauf que lui il savait pas à l’époque qu’on pouvait faire des guitares de gaucher et puis il avait pas les sous, je me demande c’est quoi son excuse.
Matthew Healy et ses bottines à gros talons. Même si le talon était haut, elles avaient l’air vachement confo quand même, si quelqu’un sait où les trouver moi je dis pas non.

La galerie tant attendue :

La playlist pour les vendus :
Love Me / UGH! / Heart Out / So Far (It’s Alright)  / A Change of Heart / She’s American / Anobrain / Menswear / The Ballad of Me and My Brain / Me / fallingforyou  / Somebody Else / An Encounter / Robbers / You / Loving Someone / Paris / Girls Encore : If I Believe You / Chocolate / The Sound / Sex
Suivre / [Facebook]Suivre / [Youtube]