Lollapalooza Paris : le festival (cher) qu’il te faut ?

Souvent imité, rarement égalé, le festival Lollapalooza débarque enfin en France et pose ses valises à Paris !

Après deux éditions fructueuses à Berlin depuis 2015, c’est à Paris que le festival Lollapalooza s’installera pour son second pied-à-terre européen !
La saison des festivals battant son plein en été, c’est au cours du troisième weekend de juillet que Lollapalooza viendra faire péter nos acouphènes à l’hippodrome de Longchamp, les 22 et 23 juillet 2017. Et pour faire ses preuves et rivaliser face aux géants de la saison estivale, Lollapalooza n’aura pas d’autre choix que de mettre la barre haute, afin d’intéresser les habitués des Vieilles Charrues, autre Rock en Seine et autre Main Square Festival.

Lollapalooza c’est quoi ?

A la base de la base, Lolla, c’est un peu ton Coachella de Chicago, en moins cher, en moins grand certes, mais en tout aussi fun, avec par exemple 170 artistes dispersé sur 4 jours depuis 2016, avec de la zic indé / alternatif / rock / pop / stylax comme tu l’aimes, sans prise de tête mais sans camping (parce qu’on est en pleine ville en fait à Chica, avec des transports qui roulent toute la nuit, donc y a moyen d’avoir toutes commodités sans se prendre la tête en tente Quechua…)

Vu la popularité du festival, Lolla Chicago, c’est un peu beaucoup le stop promotionnel du mois d’aout dans le nord des États-Unis, et les artistes ont tout intérêt à y faire un stop, histoire d’élargir ou de ravir leur public. Mais si la renommée du festival n’est plus à faire de l’autre côté de l’Atlantique, il doit encore faire ses preuves faces aux festoches comme Glastonbury (ténor de la musique alt/indé), Reading & Leeds ou encore Dour ou le Sziget (bien bien moins cher et tout aussi ouf), qui mobilisent une bonne partie de la scène musicale en été.

A voir comment se déclinera la version à l’hippodrome de Longchamp, et comprendre pourquoi le prix a priori excessif pour deux jours de festival (nous on sait, quand on paie un fest, on paie autant sa renommée que son organisation et les artistes maaaaais bon, les pauvres que nous sommes ne pouvons nous empêcher de râler…).

Il faudra être patient pour avoir les infos sur l’organisation sur place, le bénévolat, les condition de camping (s’il y a, parce qu’en théorie même si ce n’est pas la politique du festoche, il y a la place en fait à Longchamp, cf Solidays, Download etc…) et la programmation définitive.
Chose surprenante, sur le site officiel, on a que quelques infos mis à part l’achat des tickets et de la progra, mais dès qu’on en saura plus on fera un bilan comme l’année dernière pour faire un festoche sans se ruiner !

Lollapalooza Paris 2017 : c’est quoi les bails ?

En bref ?

  • Le prix : 149€ le pass 2 jours (cher par rapport à un Rock en Seine à 120€ pour trois jours en 2016, mais cohérent vu le prix d’un Lolla Chicago à 335$ les 4 jours en aout). A 75€ la journée, on peut légitimement se demander si ça les vaut…
  • Les têtes d’affiches : Les RED HOT FUCKING CHILI PEPPER ! Ahem… The Weeknd, Imagine Dragons, Alt+J, London Grammar, Lana Del Rey, The Roots, Pixies, DJ SNAKE, Martin Solveig, Liam Gallagher (s’il se pointe vraiment), IAM, the Hives, Glass Animals, La Femme, Crystal Fighters, etc. DU LOURD QUOI.

L’avantage : Lolla risque bien de faire la nique aux autres festivals français au rayonnement moindre. En effet, de part sa nature itinérante, Lollapalooza a comme contact les artistes qu’elle met sur scène non pas dans un, ni dans deux, mais dans 6 pays différents : US, Argentine, Chile, Brésil, Allemagne et maintenant France.
Et comme de juste, les éditions ne tombant jamais les unes sur les autres, les artistes déjà débauchés sur les premières étapes seront plus sensibles aux invitations sur les nouveaux pays.

Autre avantage : en plein mois de juillet, les festivals s’enchainant sans relâche, il ne sera pas bien difficile de faire dévier les chanteurs déjà en campagne en Angleterre, en France ou en Belgique, pour venir faire un petit tour par l’hippodrome !

Conclusion : quoique cher, Lolla Paris reste une bonne nouvelle pour les festivaliers, qui auront de plus en plus de choix (et de moins en moins d’argent dans les poches) pour faire la fête à Paris durant tout l’été.

Dure nouvelle en revanche pour Rock en Seine, qui voit un nouveau rival débarquer sur ses plates bandes. Parce que faut pas déconner. Si avant RES n’avait pas de concurrents directe à Paris, il devait tout de même défendre sa crédibilité et légitimité face à Reading et Leeds, se tenant le même weekend. Là, les artistes auront la possibilité de choisir, et donc de s’économiser le voyage en débarquant un mois plus tôt au pays de la baguette-à-béret. Aie.

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